Voilà, nous y sommes, 2020 est là et comme à l’accoutumée, le bal des réjouissances et vœux ayant débuté les derniers jours de la précédente année se poursuivra tout le long de ce mois. On connait la boutade qui dit, plutôt que de me souhaiter la richesse, donnez-moi de l’argent. La vérité est que la sincérité de notre vœu ne nous permet pour autant pas d’opérer des miracles. Ceci est plutôt l’apanage d’un bonhomme trônant bien loin de nous, à qui nous faisons parvenir nos demandes par un service courrier spécial. Mais voilà, en cette période, même si l’on exclue les communautés utilisant un autre calendrier que le grégorien, nous serions encore quelques milliards d’humains, chacun souhaitant quelque chose pour soi et ceux qui lui sont plus ou moins chers. Qu’est-ce qu’il peut être débordé le pauvre mec ! Vu le délai de plus en plus long pour que dans nos vies se réalisent nos souhaits à lui adressés, un petit coup de pouce de notre part ne serait certainement pas de refus.
Parlons vrai, les calomnies que je me plais à répandre à son sujet ne sont-elles pas du genre à perturber la paix que je souhaite à Mariam ? Et au cousin Tamnelbaye, c’était déjà quoi le contenu du message après la cuite avec les autres ? SANTE DE FER COUZO DE COUZ, tu nous as trop manqué hier soir. Et sitôt passé du statut de moribond à convalescent, notre cousin préféré nous suivra dans le bar ouvert dernièrement mais qu’il n’a jamais pu tester pour cause d’alitement. Avoir échappé à la mort est une grâce qui mérite un embaumé éthylique.
Qu’en est-il de nos résolutions pour les environs 7248 heures à venir (puisque janvier c’est encore la fête et dès le 28 novembre, patriotisme oblige, on sera déjà en fête) ? Entre les je-me-ment-à-moi-même dont la to-do-list est aussi longue que le cours du Chari et les je-laisse-les-choses-venir-à-moi masquant un attentisme ou une résignation, le type aux miracles a opté de nous déléguer un peu de ses pouvoirs. Dorénavant c’est du Do-It-Yourself avec les matériaux que sont planning, loyauté, optimisme, opportunité, adaptation, patience, solidarité. Bien sûr, travail est trop dur pour être évoqué ici et plaisir risque de nous distraire. Mais nous rassure-t-on, le tout bien agencé donne Allégresse, Bonheur. Comme vous le constatez, ça se dit en tout genre !
Quant à moi, m’incruster dans vos vies et vous accueillir dans la mienne, quelle béatitude ! Et je suis bien effrontée de penser que c’est le début d’un interminable échange autour de nos vécus, nos attentes, nos combats, nos joies. Ceci pour vivre mieux, aujourd’hui et demain.
